Prothèses mammaires PIP : vingt cas de cancer déclarés en France
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Prothèses mammaires PIP : vingt cas de cancer déclarés en France
L'affaire des prothèses mammaires PIP offre chaque jour de nouvelles révélations. Aujourd'hui, l'Agence des produits de santé a révélé que vingt cas de cancers ont été déclarés chez des femmes porteuses de ces prothèses défectueuses. Selon ce nouveau bilan arrêté au 28 décembre, «on dénombre 3 cas de lymphome, 15 cas d’adénocarcinome mammaire (forme la plus fréquente du cancer du sein, NDLR), un cas d’adénocarcinome du poumon, une leucémie aiguë myéloblastique».
Toutefois, l'agence ne lie pas directement la maladie au port de ces implants. «Aucune imputabilité n’a été établie à ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP», précise l'Afssaps. Selon les autorités sanitaires françaises, le silicone utilisé dans ces implants peut causer des irritations en cas de rupture, mais tout risque de cancer reste écarté.
Une enquête ouverte en Italie. Comme, il fallait s'y attendre, l'affaire dépasse le cadre de la France, où 2500 plaintes ont déjà été déposées - dont une émanant de la Caisse nationale d'assurance maladie - contre le fondateur de la société française Poly Implant Prothèse (PIP), à l'origine du scandale, Jean-Claude Mas, 72 ans. Le parquet de Turin, en Italie, a ouvert une enquête contre ce dernier, a rapporté vendredi l'agence italienne Ansa. Jean-Claude Mas est soupçonné de «fraude commerciale» et de «vente de produits dangereux pour la santé» par le parquet qui a transmis ses éléments au ministère italien de la Santé.
Jean-Claude Mas est déjà visé en France par deux enquêtes judiciaires, pour «tromperie aggravée» et «homicides involontaires.» Le nombre de femmes qui se sont fait implanter ces prothèses est estimé à 5.000 en Italie. En France, le procès pour «tromperie aggravée» est prévu à l'automne 2012, tandis que l'enquête pour «homicide involontaire» ne fait que commencer.
Les implants PIP interdits au Brésil. Les autorités brésiliennes ont définitivement interdit vendredi l'usage des prothèses mammaires PIP, principalement commercialisées en Amérique latine. Retirés du marché brésilien depuis 2010, ces produits ont vu leur autorisation sanitaire annulée, a indiqué l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), à la suite de l'annonce par la France que ces implants contenaient un gel silicone représentant un risque potentiel pour la santé en cas de rupture.
Plus de 34.600 implants individuels PIP ont été importés au Brésil, dont 24.534 ont été commercialisés. Les 10.097 prothèses non commercialisées seront collectées par les autorités, selon l'Anvisa. L'Agence a également recommandé aux porteuses de ces implants de se soumettre à des examens médicaux pour écarter tout risque.
Bannies dans quatre pays sud-américains. Leur usage a déjà été interdit en Argentine, en Equateur, au Chili et en Colombie, alors que les autorités vénézuéliennes ont annoncé que les femmes qui en faisaient la demande pourraient se les faire retirer gratuitement.
En France, il a été recommandé à 30.000 femmes de se faire retirer par mesure de précaution ces implants PIP.
L'entreprise, en faillite depuis mars 2010, produisait jusqu'à 100.000 prothèses par an, dont 84% étaient exportées, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. Un temps le numéro trois mondial des prothèses mammaires, PIP est soupçonné d'avoir eu recours de manière frauduleuse à un gel de mauvaise qualité pour fabriquer ses implants. Ce gel, dix fois moins coûteux que le gel conforme, entraîne des risques accrus de rupture de l'enveloppe de la prothèse.
Affaire à suivre...
Source : http://www.leparisien.fr/
Toutefois, l'agence ne lie pas directement la maladie au port de ces implants. «Aucune imputabilité n’a été établie à ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP», précise l'Afssaps. Selon les autorités sanitaires françaises, le silicone utilisé dans ces implants peut causer des irritations en cas de rupture, mais tout risque de cancer reste écarté.
Une enquête ouverte en Italie. Comme, il fallait s'y attendre, l'affaire dépasse le cadre de la France, où 2500 plaintes ont déjà été déposées - dont une émanant de la Caisse nationale d'assurance maladie - contre le fondateur de la société française Poly Implant Prothèse (PIP), à l'origine du scandale, Jean-Claude Mas, 72 ans. Le parquet de Turin, en Italie, a ouvert une enquête contre ce dernier, a rapporté vendredi l'agence italienne Ansa. Jean-Claude Mas est soupçonné de «fraude commerciale» et de «vente de produits dangereux pour la santé» par le parquet qui a transmis ses éléments au ministère italien de la Santé.
Jean-Claude Mas est déjà visé en France par deux enquêtes judiciaires, pour «tromperie aggravée» et «homicides involontaires.» Le nombre de femmes qui se sont fait implanter ces prothèses est estimé à 5.000 en Italie. En France, le procès pour «tromperie aggravée» est prévu à l'automne 2012, tandis que l'enquête pour «homicide involontaire» ne fait que commencer.
Les implants PIP interdits au Brésil. Les autorités brésiliennes ont définitivement interdit vendredi l'usage des prothèses mammaires PIP, principalement commercialisées en Amérique latine. Retirés du marché brésilien depuis 2010, ces produits ont vu leur autorisation sanitaire annulée, a indiqué l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), à la suite de l'annonce par la France que ces implants contenaient un gel silicone représentant un risque potentiel pour la santé en cas de rupture.
Plus de 34.600 implants individuels PIP ont été importés au Brésil, dont 24.534 ont été commercialisés. Les 10.097 prothèses non commercialisées seront collectées par les autorités, selon l'Anvisa. L'Agence a également recommandé aux porteuses de ces implants de se soumettre à des examens médicaux pour écarter tout risque.
Bannies dans quatre pays sud-américains. Leur usage a déjà été interdit en Argentine, en Equateur, au Chili et en Colombie, alors que les autorités vénézuéliennes ont annoncé que les femmes qui en faisaient la demande pourraient se les faire retirer gratuitement.
En France, il a été recommandé à 30.000 femmes de se faire retirer par mesure de précaution ces implants PIP.
L'entreprise, en faillite depuis mars 2010, produisait jusqu'à 100.000 prothèses par an, dont 84% étaient exportées, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. Un temps le numéro trois mondial des prothèses mammaires, PIP est soupçonné d'avoir eu recours de manière frauduleuse à un gel de mauvaise qualité pour fabriquer ses implants. Ce gel, dix fois moins coûteux que le gel conforme, entraîne des risques accrus de rupture de l'enveloppe de la prothèse.
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Re: Prothèses mammaires PIP : vingt cas de cancer déclarés en France
Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP, Jean-Claude Mas, 72 ans, a été interpellé jeudi matin, à 7 heures, au domicile de sa compagne à Six-Fours-les-Plages (Var), et placé en garde à vue.
Il est visé par deux procédures judiciaires et au coeur d'un scandale sanitaire mondial. Son audition a toutefois été interrompue en milieu de matinée, après qu'il s'est plaint de ne pas se sentir bien. Il a demandé la présence d'un médecin, qui a été appelé. Le septuagénaire a été opéré il y a quelques semaines pour des problèmes cardiaques.
L'interpellation par les gendarmes de la section de recherches de Marseille et l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (Oclaesp) s'est produite dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en décembre par le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour «homicide et blessures involontaires». Le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a également confirmé l'interpellation de Claude Couty, ancien directeur financier devenu directeur général puis président du directoire de PIP, intervenue à La Seyne-sur-Mer (Var).
Perquisitions aux deux domiciles
Les gendarmes ont perquisitionné le domicile de Jean-Claude Mas et celui de sa compagne, une luxueuse villa où se trouveraient des oeuvres d'art de valeur. Les deux anciens responsables de PIP devaient être transférés chez la juge. Jean-Claude Mas, que son avocat a dit «fatigué», a quitté Six-Fours peu avant 13 heures, caché dans un fourgon gris banalisé, précédé par une voiture de la gendarmerie, gyrophare allumé. L'escorte est arrivée à la caserne de la gendarmerie nationale une demi-heure plus tard.
Aujourd'hui retraité, Jean-Claude Mas n'a pas fait d'apparition publique depuis que le scandale a éclaté. Son entreprise Poly Implant Prothèse (PIP), dont le siège était à La-Seyne-sur-Mer (Var), est en faillite depuis 2010. Il a admis avoir produit un gel de silicone non homologué mais en réfutant tout danger. «Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité», a-t-il expliqué en octobre aux gendarmes.
2 500 plaintes reçues à ce jour
Me Philippe Courtois, avocat de l'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP), s'est félicité de l'interpellation de Jean-Claude Mas. «C'est la mise en marche normale qui aurait pu être faite depuis le début de l'année. Rien ne l'empêchait aujourd'hui de quitter le territoire, il ne se sentait pas inquiété par la justice», a-t-il souligné. «Maintenant, on n'attend pas grand chose de son audition dans la mesure où il s'est déjà exprimé avec des propos outrageants vis-à-vis de l'ensemble des victimes», a-t-il ajouté.
La présidente de l'association PPP, Alexandra Blachère, doit se rendre vendredi chez la juge. Une autre plaignante, Murielle Ajello, présidente du Mouvement de défense des femmes porteuses d'implants et de prothèses (MDFPIP), devait quant à elle être entendue dès ce jeudi. A ce stade, plus de 2 500 plaintes ont été reçues.
Jean-Claude Mas était revenu récemment dans le Var, après un exil au Costa Rica. Interpol avait émis un mandat de recherche à son encontre pour un « délit de conduite routière grave » commis dans ce pays d’Amérique centrale, mais aussi en raison des ramifications désormais internationales de l’affaire. De 400 000 à 500 000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.
Vingt cas de cancers enregistrés en France
L'affaire des prothèses défectueuses donne lieu à deux procédures judiciaires distinctes.
Une enquête préliminaire, close depuis octobre 2011, devrait donner lieu à un procès correctionnel en octobre 2012. C'est dans ce cadre que Jean-Claude Mas avait été entendu une première fois en octobre.
Le second volet, ouvert en décembre 2011, est une «information judiciaire pour homicide et blessures involontaires», confiée à la juge d'instruction Annaïck Le Goff du pôle santé de Marseille. C'est dans ce cadre que le fondateur de PIP a été interpellé jeudi.
Ce volet s'annonce particulièrement long, avec batailles d'experts autour de chaque cas individuel. Selon une source judiciaire, l'instruction pourrait prendre plusieurs années. En France, 20 cas de cancers, dont 16 du sein, ont été enregistrés chez des porteuses d'implants PIP sans qu'un lien de causalité ne soit établi. Les autorités ont recommandé aux 30 000 femmes concernées de se faire retirer ces implants.
Source : http://www.leparisien.fr/
Il est visé par deux procédures judiciaires et au coeur d'un scandale sanitaire mondial. Son audition a toutefois été interrompue en milieu de matinée, après qu'il s'est plaint de ne pas se sentir bien. Il a demandé la présence d'un médecin, qui a été appelé. Le septuagénaire a été opéré il y a quelques semaines pour des problèmes cardiaques.
L'interpellation par les gendarmes de la section de recherches de Marseille et l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (Oclaesp) s'est produite dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en décembre par le parquet de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour «homicide et blessures involontaires». Le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a également confirmé l'interpellation de Claude Couty, ancien directeur financier devenu directeur général puis président du directoire de PIP, intervenue à La Seyne-sur-Mer (Var).
Perquisitions aux deux domiciles
Les gendarmes ont perquisitionné le domicile de Jean-Claude Mas et celui de sa compagne, une luxueuse villa où se trouveraient des oeuvres d'art de valeur. Les deux anciens responsables de PIP devaient être transférés chez la juge. Jean-Claude Mas, que son avocat a dit «fatigué», a quitté Six-Fours peu avant 13 heures, caché dans un fourgon gris banalisé, précédé par une voiture de la gendarmerie, gyrophare allumé. L'escorte est arrivée à la caserne de la gendarmerie nationale une demi-heure plus tard.
Aujourd'hui retraité, Jean-Claude Mas n'a pas fait d'apparition publique depuis que le scandale a éclaté. Son entreprise Poly Implant Prothèse (PIP), dont le siège était à La-Seyne-sur-Mer (Var), est en faillite depuis 2010. Il a admis avoir produit un gel de silicone non homologué mais en réfutant tout danger. «Je savais que ce gel n'était pas homologué, mais je l'ai sciemment fait car le gel PIP était moins cher (...) et de bien meilleure qualité», a-t-il expliqué en octobre aux gendarmes.
2 500 plaintes reçues à ce jour
Me Philippe Courtois, avocat de l'association des Porteuses de Prothèses PIP (PPP), s'est félicité de l'interpellation de Jean-Claude Mas. «C'est la mise en marche normale qui aurait pu être faite depuis le début de l'année. Rien ne l'empêchait aujourd'hui de quitter le territoire, il ne se sentait pas inquiété par la justice», a-t-il souligné. «Maintenant, on n'attend pas grand chose de son audition dans la mesure où il s'est déjà exprimé avec des propos outrageants vis-à-vis de l'ensemble des victimes», a-t-il ajouté.
La présidente de l'association PPP, Alexandra Blachère, doit se rendre vendredi chez la juge. Une autre plaignante, Murielle Ajello, présidente du Mouvement de défense des femmes porteuses d'implants et de prothèses (MDFPIP), devait quant à elle être entendue dès ce jeudi. A ce stade, plus de 2 500 plaintes ont été reçues.
Jean-Claude Mas était revenu récemment dans le Var, après un exil au Costa Rica. Interpol avait émis un mandat de recherche à son encontre pour un « délit de conduite routière grave » commis dans ce pays d’Amérique centrale, mais aussi en raison des ramifications désormais internationales de l’affaire. De 400 000 à 500 000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.
Vingt cas de cancers enregistrés en France
L'affaire des prothèses défectueuses donne lieu à deux procédures judiciaires distinctes.
Une enquête préliminaire, close depuis octobre 2011, devrait donner lieu à un procès correctionnel en octobre 2012. C'est dans ce cadre que Jean-Claude Mas avait été entendu une première fois en octobre.
Le second volet, ouvert en décembre 2011, est une «information judiciaire pour homicide et blessures involontaires», confiée à la juge d'instruction Annaïck Le Goff du pôle santé de Marseille. C'est dans ce cadre que le fondateur de PIP a été interpellé jeudi.
Ce volet s'annonce particulièrement long, avec batailles d'experts autour de chaque cas individuel. Selon une source judiciaire, l'instruction pourrait prendre plusieurs années. En France, 20 cas de cancers, dont 16 du sein, ont été enregistrés chez des porteuses d'implants PIP sans qu'un lien de causalité ne soit établi. Les autorités ont recommandé aux 30 000 femmes concernées de se faire retirer ces implants.
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